•The President of the Senate,
•The President of the National Assembly,
•Prime Minister Head of Government,
•The President of the Supreme Court,
•Heads of Diplomatic Missions and Representatives of International Organisations,
•My dear compatriots,
•Ladies and gentlemen,
I would like to thank the Mayor of Buea for the warm words of welcome addressed to my wife and me.
I wish to extend my warm greetings to the dynamic people of the South-West region who have come out in such great numbers, from Fako, from Kupe Manenguba, from Lebialem, from Manyu, from Meme and from Ndian to welcome my wife and me on this great occasion. As you all know, the South-West region has always been very close to my heart.
I also thank you all who have come from the other regions of the country, from the Adamawa, from the Centre, from the East, from the Far-North, from the Littoral, from the North, from the North-West, from the South and from the West. Your massive presence here today is testimony not only of our unity in diversity, but also of the importance you attach to the Reunification of our country.
I have not forgotten our friends, the members of the diplomatic corps and the representatives of International Organisations, who have come to attend this important ceremony. I thank them immensely for their participation and support.
At the beginning of this commemorative ceremony, I would like to express our great appreciation to the United Nations and to friendly countries who have worked with us for the independence and reunification of Cameroon.
I also want to thank all our external partners whose support to our development efforts, over the past fifty years, remained constant. We know we can continue to rely on their friendship, for the future.
•Fellow compatriots,
•Ladies and gentlemen,
At long last, here we are in Buea ! Here we are in Buea to celebrate the 50th Anniversary of our Reunification. As the English people say, BETTER LATE THAN NEVER. In fact, after a long period of preparation, we are finally glad to be here in this historic town of Buea, the town of LEGENDARY HOSPITALITY. I am glad to be in Buea, the bedrock of our Reunification. History has not forgotten that Buea was the headquarters of West Cameroon. History has not forgotten that Buea was the capital of Southern Cameroons. And history has not forgotten that Buea was once the capital of German Cameroon. That is why I say that Buea is a historic town.
I am proud, very proud to be in Buea, proud to walk on the same soil like our heroes who fought for Reunification.
I have been to Buea several times. Today I can see that Buea has changed a great deal. I hope that you are also of the same opinion. I hope that you too see the same things I see. There is no doubt that Buea is now a befitting capital for the South-West region. A lot of work has been carried out here. It is my wish that other regional headquarters look as beautiful as Buea.
•Mes chers compatriotes,
•Mesdames et Messieurs,
Pendant le cycle des festivitĂ©s des Cinquantenaires, nous avons revisitĂ© notre histoire ; nous l’avons fait dĂ©couvrir aux jeunes gĂ©nĂ©rations.
Notre jeunesse a pu ainsi faire la connaissance des hommes et des femmes qui ont écrit les pages glorieuses du Cameroun. Elle a pu constater ô combien il est difficile de fonder une nation, de rassembler un peuple et de faire son unité.
Car, en ce 1er octobre 1961, après plus de quarante ans de séparation, les Camerounais des deux rives du Moungo se sont retrouvés.
La marche vers la rĂ©unification fut une odyssĂ©e qui n’Ă©tait pas sans risques. Ce fut un chemin parsemĂ© d’Ă©preuves, de dĂ©licates nĂ©gociations pour notre jeune diplomatie, et quelque fois d’oppositions internes qu’il fallait prendre en compte. Notre unitĂ© nationale n’a vu le jour que grĂ¢ce au courage, Ă la volontĂ©, Ă l’audace et Ă la sagesse de Camerounaises et de Camerounais de conviction, qui avaient foi en leur peuple et en leur capacitĂ© Ă prendre en main son destin.
Nous tenons aujourd’hui Ă rendre un vibrant hommage Ă ces dignes fils et filles du Cameroun dont le nationalisme a conduit Ă l’indĂ©pendance et Ă la rĂ©unification de notre Patrie.
Nous pensons Ă ces compatriotes qui, en signant le traitĂ© de protectorat, ont refusĂ© d’aliĂ©ner l’essentiel, c’est-Ă -dire la terre de nos ancĂªtres. Cette volontĂ© de dĂ©fendre le patrimoine du Cameroun continue de nous habiter de nos jours notamment Ă travers nos vaillantes forces armĂ©es. Elles n’hĂ©sitent pas Ă sacrifier leurs vies pour la sĂ©curitĂ© de nos frontières.
Nous pensons Ă©galement Ă nos reprĂ©sentants qui ont plaidĂ© avec acharnement le dossier de notre rĂ©unification auprès de la SociĂ©tĂ© des Nations d’abord, de l’Organisation des Nations Unies ensuite. Nous sommes restĂ©s fidèles Ă cette tradition de recours aux organisations internationales pour faire triompher nos revendications lĂ©gitimes. Cette attitude rĂ©solue mais pacifique, nous l’avons adoptĂ©e lorsqu’il s’est agi de rĂ©tablir la souverainetĂ© camerounaise sur la presqu’Ă®le de Bakassi.
Les Ă©tudiants de l’Ecole Normale de Foulassi, auteurs de ce chant de ralliement devenu notre hymne national dont nous sommes si fiers aujourd’hui, mĂ©ritent d’Ăªtre citĂ©s en exemple. Il en est de mĂªme de ces Ă©tudiants de la diaspora qui, en leur temps, ont apportĂ© une contribution majeure dans la restauration de notre unitĂ© d’antan.
Nous cĂ©lĂ©brons aujourd’hui la mĂ©moire, dans le recueillement et avec reconnaissance, de nos hĂ©ros nationaux. Nous associons Ă cet hommage les participants Ă la ConfĂ©rence Constitutionnelle de Foumban qui se dĂ©roula du 16 au 21 juillet 1961.
Nous les remercions tous au nom de la Nation tout entière pour leur vaillance, pour leurs sacrifices, pour leur abnĂ©gation. Ils nous ont lĂ©guĂ© un Cameroun devenu Un et Indivisible. En ce jour exceptionnel, nous nous devons d’avoir, Ă leur Ă©gard, une pensĂ©e Ă©mue, mĂªlĂ©e d’un sentiment de profonde gratitude.
Aujourd’hui plus qu’hier, nous leur disons que nous tenons indĂ©fectiblement Ă l’unitĂ© nationale qu’ils nous ont lĂ©guĂ©e, que nous prĂ©serverons notre souverainetĂ© qu’ils ont conquise et notre indĂ©pendance qu’ils ont payĂ©e quelque fois au prix de leur sang. Nous exhortons notre jeunesse Ă Ăªtre fière de l’histoire de notre pays. Nous lui demandons de perpĂ©tuer, avec ferveur, la mĂ©moire de nos hĂ©ros nationaux et de cĂ©lĂ©brer les Ă©vènements fondateurs de notre pays. Il n’y a pas de grand peuple sans mĂ©moire du passĂ©.
•Camerounaises, Camerounais,
Le 1er octobre 1961 est un jour historique. Un jour de grand bonheur pour tous les Camerounais. Après 42 ans d’incertitudes et de vicissitudes, des frères, longtemps sĂ©parĂ©s, qui n’ont jamais cessĂ© de se rechercher, se trouvent enfin rĂ©unis… et rĂ©unis pour toujours.
Le 1er octobre 1961, jour de la Renaissance du grand Cameroun, est un jour de gloire immense pour notre pays.
•Mes chers compatriotes,
•Mesdames et Messieurs,
Qu’avons-nous fait durant ces cinquante dernières annĂ©es ? Nous nous sommes attelĂ©s Ă construire peu Ă peu dans l’unitĂ© cette nation camerounaise tant dĂ©sirĂ©e. Mais il faut se souvenir qu’au lendemain de notre indĂ©pendance et de notre rĂ©unification, des oiseaux de mauvais augure prĂ©disaient notre Ă©chec. Certains allaient jusqu’Ă dire que le Cameroun sombrerait dans le chaos.
Et de fait, durant les cinquante premières annĂ©es, nous n’avons pas eu la vie facile. A une douloureuse guerre civile a succĂ©dĂ© une sĂ©vère crise Ă©conomique. Tout au long de ces Ă©preuves, le peuple camerounais a fait montre d’un courage exceptionnel et a dĂ©jouĂ© tous les pronostics pessimistes. Il a travaillĂ© pour construire patiemment, dans l’unitĂ© et la paix, cette nation camerounaise dont nous sommes si fiers. Il s’est efforcĂ© de rattraper les retards et de rĂ©parer les injustices accumulĂ©es pendant la colonisation.
S’il va de soi que nous avons un devoir de mĂ©moire, nous avons aussi une obligation de vĂ©ritĂ©. Le devoir de mĂ©moire ne saurait avoir de valeur ni exister, sans l’obligation de vĂ©ritĂ©.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait permettre Ă chacun de recevoir une Ă©ducation assurant l’Ă©galitĂ© des chances. Au moment de l’indĂ©pendance et de la rĂ©unification, c’est-Ă -dire, après soixante dix ans d’occupation Ă©trangère, 3% des Camerounais Ă©taient scolarisĂ©s ; il n’y avait pas une seule universitĂ©.
Aujourd’hui, notre taux de scolarisation, selon l’UNICEF, est de 90%. Nous avons construit 15123 Ă©coles primaires, 2413 collèges et lycĂ©es. Et aujourd’hui nous avons bĂ¢ti huit universitĂ©s d’Etat rĂ©parties Ă travers le territoire national.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait donner Ă tous l’accès aux services de santĂ©. Au moment de l’indĂ©pendance et de la rĂ©unification, on comptait au total 555 formations sanitaires. A ce jour, nous disposons de 2260 formations sanitaires publiques dont 4 hĂ´pitaux gĂ©nĂ©raux, 3 hĂ´pitaux centraux, 14 hĂ´pitaux rĂ©gionaux, 164 hĂ´pitaux de district, 155 centres mĂ©dicaux d’arrondissement et 1920 centres de santĂ© intĂ©grĂ©s. Je note en passant que l’espĂ©rance de vie qui Ă©tait de 40 ans en 1960 est passĂ©e Ă 52 ans actuellement.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait dĂ©senclaver le pays et l’ouvrir vers l’extĂ©rieur. A l’indĂ©pendance et Ă la rĂ©unification, notre rĂ©seau routier comportait 621 km de voies bitumĂ©es. Aujourd’hui, le peuple camerounais dispose de 250 000 km de routes dont près de 5200 km bitumĂ©es, de 21 aĂ©roports dont 4 internationaux, d’un port fluvial et de trois ports maritimes. Le port de Douala est le plus important de la CEMAC.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait crĂ©er des richesses et de l’emploi. L’Etat camerounais est le plus important employeur de notre pays. Il a favorisĂ© le dĂ©veloppement d’un secteur privĂ© dynamique. Des hommes et des femmes de talent ont créé des centaines d’entreprises, gĂ©nĂ©rant des emplois et produisant de la richesse. Le niveau de vie de nos concitoyens s’en est trouvĂ© sensiblement amĂ©liorĂ©.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait aussi industrialiser le pays. Nous sommes passĂ©s Ă la deuxième phase de notre industrialisation. Avec le dĂ©veloppement de notre capacitĂ© Ă©nergĂ©tique en cours, nous allons pouvoir transformer nos matières premières d’origine agricole, minière et Ă partir de nos gisements d’hydrocarbures jeter les bases d’une industrie chimique. Parallèlement, nous continuerons Ă dĂ©velopper notre industrie de l’aluminium et Ă utiliser le gaz comme source d’Ă©nergie pour nos usines.
Nous avons prouvĂ© ainsi, que nous sommes capables de sortir de l’Ă©conomie de traite oĂ¹ nous avons Ă©tĂ© longtemps confinĂ©s.
Construire la nation camerounaise, c’Ă©tait Ă©galement crĂ©er un vĂ©ritable Etat souverain. Nous avons fait d’un État embryonnaire un vĂ©ritable État dĂ©mocratique, avec des institutions modernes qui fonctionnent, une AssemblĂ©e, un SĂ©nat, un Conseil Constitutionnel bientĂ´t en place. Nous avons mis en place une justice et une administration sur toute l’Ă©tendue du territoire et bĂ¢ti des forces de sĂ©curitĂ© fortes capables de se dĂ©ployer pour garantir notre intĂ©gritĂ© territoriale.
•Mes chers compatriotes,
•Mesdames et Messieurs,
Notre UnitĂ© Nationale a Ă©tĂ© Ă la base de cette exceptionnelle rĂ©ussite. Elle est l’ossature autour de laquelle s’articulent les organes de notre sociĂ©tĂ©. Elle se confond avec l’existence mĂªme de notre peuple. J’en appelle donc Ă tous nos concitoyens, tout particulièrement Ă nos jeunes, Ă veiller jalousement sur elle, pour que jamais elle ne s’altère.
Je leur demande d’Ă©viter le piège tendu par certaines forces centrifuges rĂ©gionales, tribales ou religieuses qui peuvent compromettre la cohĂ©sion nationale.
•Chers compatriotes,
•Mesdames et Messieurs,
Lorsque nous parlons d’UnitĂ© Nationale, nous ne nĂ©gligeons pas pour autant notre pluralisme linguistique et culturel. Notre diversitĂ© fait partie de notre identitĂ©. C’est elle qui permet au Cameroun de s’adapter plus facilement aux changements induits par la mondialisation, en particulier grĂ¢ce au bilinguisme.
•Ladies and Gentlemen,
Three years ago, we launched the jubilee period with celebrations marking the fiftieth anniversary of our Independence. With the celebration of the fiftieth anniversary of Reunification here in Buea where it took place, we will be closing this cycle which has helped us to revisit our history.
We have every reason to be proud of our Reunification and the best way of being worthy of it is to spare no effort to preserve our national unity.
Long live Independence!
Long live Reunification!
Long live Cameroon!
(I now invite you to join me in singing our National Anthem)
Buea, 20 February 2014
When News Breaks Out, We Break In. Minute by Minute Report on Cameroon and Africa